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La Bourse de Paris achève en petite hausse (+0,22%) une séance nerveuse

La Bourse de Paris a clôturé dans le vert (+0,22%) mardi, au terme d’une séance agitée, marquée par le décrochage des valeurs technologiques à Wall Street et un discours du président de la Fed qui s’est voulu rassurant sur la remontée des taux.

L’indice CAC 40 a pris 12,40 points à 5.779,84 points, au lendemain d’un recul de 0,11%.

L’indice parisien est parvenu à engranger des gains après avoir connu une séance « assez nerveuse » marquée par « un creux important en milieu de séance, suivi d’un rebond puis d’une baisse de nouveau » dans le sillage des lourdes pertes essuyées par le Nasdaq, résume auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, gérant actions de Dôm Finance.

Très attendu par les investisseurs, le discours du président de la Fed Jerome Powell a toutefois permis de calmer un peu les esprits, freinant la remontée des taux d’emprunt souverains et aidant Wall Street à limiter ses pertes.

La Banque centrale américaine (Fed) maintiendra ses taux bas tant que l’inflation ne dépassera pas durablement 2% et que l’économie américaine sera proche du plein emploi, a affirmé mardi le patron de la Banque centrale américaine lors d’une audition devant le Sénat.

« Les propos de Jerome Powell étaient très semblables à ceux de la présidente de la BCE Christine Lagarde la veille », soit « l’idée que les banques centrales allaient surveiller de près l’évolution des taux longs et maintenir une politique accommodante visant à empêcher une remontée trop rapide » de ces derniers, souligne M. Larrouturou.

Le taux d’intérêt à dix ans sur la dette française est monté mardi jusqu’à -0,03%, au plus haut depuis la mi-juin 2020, avant de refluer un peu à la suite de l’intervention de Jerome Powell.

Le taux allemand de même échéance – qui fait référence en zone euro – a pour sa part grimpé jusqu’à -0,29%, un niveau inédit depuis début juin, avant de rebaisser également.

Les récents mouvements sur le marché obligataire ont entraîné en Bourse « des disparités assez importantes suivant les secteurs, celui de la technologie restant sous pression avec des valorisations qui sont remises en question par la remontée des taux » d’emprunt, explique M. Larrouturou.

A l’inverse, la hausse des taux « favorise le secteur bancaire et les assureurs » tandis que « le secteur aérien au sens large, Airbus, Safran, ADP, profite des perspectives d’un rebond de l’activité aérienne avec notamment le déconfinement en Grande-Bretagne », poursuit l’expert.

Du côté des indicateurs, la confiance des consommateurs américains s’est nettement améliorée en février, portée par un optimisme plus grand sur la conjoncture économique actuelle, selon l’indice du Conference Board.

La tech sous pression

Les valeurs technologiques ont été lanternes rouges du CAC 40 dans le sillage de la correction subie par l’indice Nasdaq aux Etats-Unis : STMicroelectronics a perdu 2,75% à 32,90 euros, Soitec s’est enfoncé de 5,62% à 172,90 euros et Dassault Systèmes s’est replié de 1,99% à 176,95 euros.

L’aérien profite des Britanniques

Le secteur a bénéficié des annonces de déconfinement anglaises : en tête du CAC 40, Safran a gagné 3,35% à 118,65 euros, Airbus est monté pour sa part de 3,29% à 98,95 euros, Aéroports de Paris (ADP) a bondi de 4,87% à 104,50 euros et Air France-KLM s’est adjugé 2,64% à 5,14 euros.

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