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Quantique, semi-conducteurs… Comment l’Europe compte devenir souveraine sur le plan technologique

Quantique, semi-conducteurs... Comment l'Europe compte devenir souveraine sur le plan technologique
Quantique, semi-conducteurs… Comment l’Europe compte devenir souveraine sur le plan technologique © Vie Publique

La Commission européenne présente sa stratégie pour “une transformation numérique réussie de l’Europe” d’ici 2030, articulée autour de quatre piliers : des professionnels du numérique hautement qualifiés, des citoyens formés, des infrastructures sûres, performantes et durables, la transformation numérique des entreprises et la numérisation des services publics. 

Renforcer l’autonomie de l’Europe
Le Covid-19 a rappelé avec force la nécessité de renforcer l’autonomie de Vieux Continent, comme l’explique Ursula von der Leyen, présidente de la Commission. “La pandémie a révélé à quel point les technologies et les compétences numériques sont essentielles pour travailler, étudier et communiquer, ainsi que les points sur lesquels nous devons nous améliorer“, a-t-elle déclaré lors de la présentation de cette stratégie décennale. 

Bruxelles propose une boussole numérique pour traduire ces ambitions numériques en termes concrets. A noter que les objectifs présentés ne sont pas contraignants pour les Etats membres. Leur mise en application est simplement encourager. Pour suivre l’avancement des projets, un système de suivi sera mis en place grâce à des rapports annuels

Concernant la formation, le plan prévoit qu’au moins 80 % des adultes devront disposer de compétences numériques “de base” d’ici 2030. Du côté de l’emploi, le secteur des technologies de l’information et la communication devra employer 20 millions de personnes dans l’UE, contre 7,8 millions en 2019. La parité hommes-femmes devra également être atteint. 

Accélérer dans le secteur des semi-conducteurs
Sur le plan des infrastructures, la Commission désire qu’ici 2030, tous les foyers européens disposent d’une “connectivité gigabit”, en 2020 ils n’étaient que 59 % a en bénéficier. La totalité des zones habitées devra être couverte par la 5G. Seules 14 % le sont en 2021. Elle prévoit également un renforcement dans le secteur des semi-conducteurs. Un thème projeté sur le devant de la scène par la pandémie qui a montré la dépendance de l’Europe vis-à-vis des Etats-Unis et de l’Asie. Début décembre, 13 pays européens, dont la France et l’Allemagne, ont annoncé une alliance pour se renforcer dans ce domaine jugé comme essentiel. 

La stratégie européenne souhaite que la production de semi-conducteurs “durables et de pointe”, notamment les processeurs, soit multipliée par deux d’ici 2030 pour représenter au moins 20 % de la production mondiale en valeur, contre 10 % en 2020. Par ailleurs, 10 000 noeuds de périphérie “hautement sécurisés et neutres pour le climat” devront être déployés et répartis de manière à garantie une faible latence pour l’accès aux données. 

Un premier ordinateur quantique d’ici 2030
D’ici 2030, l’Europe devra également avoir son “premier ordinateur quantique de pointe”. En septembre 2020, la Commission a proposé un nouveau règlement relatif à “l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen” (EuroHPC), une entité créée en 2018 qui met en commun les ressources européennes pour acheter et déployer des supercalculateurs. Il prévoit notamment une enveloppe de 8 milliards d’euros pour la période 2021-2033. 

Pour atteindre l’autonomie numérique, Bruxelles veut également mettre l’accent sur la transformation des entreprises et des services publics. Ainsi, trois entreprises sur quatre devront utiliser les services de cloud computing, les “mégadonnées” (big data) et l’intelligence artificielle. Plus de 90 % des PME européennes doivent avoir atteint au moins “un niveau élémentaire d’intensité numérique”. Concernant les start-up, 250 licornes devront être recensées dans l’UE, soit une augmentation de 100 % par rapport à 2021. 

Multiplier les services publics en ligne
Par ailleurs, tous les services publics considérés comme “essentiels” devront être disponibles en ligne d’ici 2030 et tous les citoyens devront pouvoir accéder à une version électronique de leurs dossiers médicaux. 80 % des citoyens devront également avoir recours à un moyen d’identification numérique.

Cette feuille de route va faire l’objet d’une consultation publique, à l’issue de laquelle un programme d’action devra être adopté lors du troisième trimestre 2021.

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