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La Bourse de Paris temporise à la mi-journée, la BCE dans le viseur

La Bourse de Paris tempérait sa hausse (+0,11%) jeudi à mi-séance, la prudence reprenant le dessus en amont de la décision de politique monétaire de la BCE, dont les investisseurs espéraient un commentaire sur la récente progression des rendements obligataires.

Vers 12H34 (11H34 GMT), l’indice parisien prenait 6,35 points à 5.996,90 points, repassant sous le seuil des 6.000 points qu’il avait franchi à l’ouverture pour la première fois depuis le 21 février 2020. La veille, l’indice phare parisien avait progressé de 1,11%, signant une troisième séance consécutive dans le vert.

« Les investisseurs saluent l’adoption aux Etats-Unis du vaste plan de relance de Joe Biden de 1.900 milliards de dollars », relève Franklin Pichard, le directeur général de Kiplink Finance.

Le président américain Joe Biden prendra la parole ce jeudi pour défendre son gigantesque programme de soutien à l’économie, à la veille de sa promulgation attendue vendredi.

En Europe, « les opérateurs attendent désormais la décision monétaire de la BCE, ses dernières projections économiques et les commentaires de Christine Lagarde », dont la conférence de presse débute à 14H30, poursuit M. Pichard.

« Le regard de la présidente de l’institution sur le risque inflationniste sera particulièrement attendu, tout comme l’évolution du marché obligataire et de l’euro face au dollar », ajoute-t-il.

Depuis la dernière réunion de la BCE en janvier, le taux d’inflation a grimpé à 0,9% en janvier et février en zone euro, dépassant les attentes.

Pour l’heure, l’attentisme dominait sur le marché de la dette des deux côtés de l’Atlantique, le taux américain à dix ans évoluant autour de 1,50% après être monté au-dessus de 1,60% ces derniers jours.

Aux Etats-Unis, les demandes hebdomadaires d’allocations chômage sont au menu du jour.

EDF en hausse

Le titre EDF montait de 6,17% à 10,50 euros alors que les négociations avec la Commission européenne sur le projet Hercule de restructuration du groupe entraient dans leur dernière phase, a appris jeudi l’AFP de sources proches du dossier.

EURAZEO en forme

Le groupe s’octroyait la première place du SBF 120 à la faveur d’un bond de 8,76% à 66,40 euros, porté par une nette progression de ses actifs sous gestion et par un actif net réévalué à son plus haut historique, même si la société d’investissement a terminé dans le rouge en 2020.

Annus horribilis pour JCDECAUX

Le géant français de l’affichage publicitaire perdait en revanche 5,86% à 19,77 euros après avoir vécu en 2020 « l’année la plus difficile de son histoire » avec sa première perte nette, à hauteur de 605 millions d’euros.

NEOEN à la peine

Le producteur d’énergies renouvelables chutait de 7,06% à 44,10 euros, plombé par un résultat net pratiquement divisé par 10 pour atteindre 3,9 millions d’euros en 2020.

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