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Ces start-up qui lèvent des millions pour leur service de livraison de courses à domicile

Ces start-up qui lèvent des millions pour leur service de livraison de courses à domicile
Ces start-up qui lèvent des millions pour leur service de livraison de courses à domicile © Flink

La folie des services de livraison à domicile. Flink, Everli, Gorillas… les start-up qui proposent un service de livraison de produits d’épicerie à domicile fleurissent. Ces derniers mois ces jeunes pousses lèvent des millions de dollars. La preuve qu’au-delà des consommateurs, des investisseurs misent sur ce marché émergent et sur le fait que ce mode de consommation va perdurer.

Flink et Gorillas, les allemandes
La dernière en date : Flink, jeune pousse allemande fondée en 2020, qui a annoncé vendredi 4 juin 2021 avoir levé 240 millions de dollars (environ 198 millions d’euros). La start-up propose son service de livraison dans 24 villes d’Allemagne, de France et des Pays-Bas.

Elle n’est pas la seule start-up allemande à se lancer à renfort de millions. Gorillas, jeune concurrente basée à Berlin qui a récemment levé 244 millions d’euros, propose son service de livraison en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Contrairement à bon nombre de ses concurrents, Gorillas assure salarier plus d’un millier de livreurs, comme le rapporte TechCrunch. Un modèle qui tranche avec les plateformes du numérique qui ont très largement recours à des autoentrepreneurs.

Une multitude de jeunes pousses européennes
Fin mars, se fut au tour de l’Italien Everli d’annoncer une levée de 100 millions de dollars (environ 82,5 millions d’euros). Fondée en 2014, la start-up recense plus de 300 000 produits sur sa plateforme et propose son service de livraison de courses dans 70 villes en Italie, Pologne, République tchèque et en France (à Lyon). Elle entend poursuivre son expansion en Europe et a noué des partenariats avec des enseignes comme Lidl, Kaufland et Carrefour.

En République tchèque, c’est Rohlik qui a annoncé avoir levé 190 millions d’euros au début du mois de mars (environ 230 millions de dollars). Fondée en 2014, la jeune pousse recense plus de 17 000 produits sur son application et propose une livraison dans une fenêtre de 15 minutes dans les deux heures suivant la commande. Elle s’est également implantée en Hongrie et en Autriche et ambitionne de s’étendre dans d’autres pays, à commencer par l’Allemagne dans le courant de l’année.

Basée à Istanbul et opérant uniquement en Turquie, Getir a levé 550 millions de dollars (environ 454 millions d’euros) et se prépare à déployer son service sur Paris mais également aux Etats-Unis. Et ce n’est pas la seule. La start-up norvégienne Kolonial, qui a changé de nom pour devenir Oda, a levé 223 millions d’euros (environ 270 millions de dollars). Elle souhaite se développer en Finlande et en Allemagne. En France, Cajoo s’est lancé en février dernier et a levé 6 millions d’euros pour son déploiement. Tout comme ses concurrentes Kol et Dija, elles cherchent à se faire une place sur ce secteur. Tout comme Yandex, le “Google russe”, qui prévoit de lancer son service Yango Deli à Paris.

Gopuff et Glovo, font la course en tête ?
L’Américaine Gopuff a devancé ses concurrents européens en annonçant une levée d’1,15 milliard de dollars à la fin du mois de mars. Elle est présente dans des centaines de villes aux Etats-Unis, et souhaite poursuivre son expansion sur le territoire américain mais également au-delà. Récemment, Uber a annoncé un partenariat avec Gopuff afin de bénéficier de son réseau de “dark stores”, ces micro-entrepôts qui permettent à la jeune pousse de proposer un service de livraison ultra-rapide.

Ce même modèle est d’ailleurs répliqué par ses concurrents dont les services reposent sur la mise en place d’un réseau logistique efficace composé de nombreux micro-entrepôts situés à proximité des clients. Un modèle plébiscité par l’espagnol Glovo qui fait sans doute partie des start-up européennes les plus avancées dans ce domaine. Ces entrepôts sont moins coûteux qu’un magasin puisqu’ils ne sont pas destinés à recevoir du public, mais le coût de ces espaces reste assez élevé dans les grandes villes. Un coût que les start-up jugent nécessaires pour proposer un service ultra-rapide qui serait réclamé par les clients.

Les services de livraison à domicile ont connu une forte demande avec la pandémie de Covid-19 et la mise en place de diverses mesures de confinement à travers l’Europe. Toutefois, si ces services séduisent, la très forte concurrence conduit à faire baisser les prix, notamment des livraisons. Pour perdurer, les start-up devront trouver un modèle économique viable difficile à atteindre ou réussir à se différencier. Toutes ne parviendront pas à poursuivre leurs activités. Certaines se feront racheter par leurs concurrents et d’autres arrêteront leur activité.

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