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BPCE se réorganise pour augmenter ses revenus de 1,5 milliard d’euros d’ici à 2024

Le groupe bancaire mutualiste BPCE a présenté jeudi son ambition d’augmenter ses revenus de 1,5 milliard d’euros d’ici à 2024, notamment en simplifiant l’organisation de ses métiers à travers une redéfinition du rôle de Natixis.

Ces revenus supplémentaires doivent permettre d’atteindre un produit net bancaire, équivalent du chiffre d’affaires, de 25,5 milliards en 2024 et se traduira par un taux de croissance annuel moyen d’environ 3,5%.

Pour y parvenir, BPCE compte sur la transition environnementale et sur la santé, et accélérer sur l’assurance non-vie et la prévoyance, sur le crédit à la consommation, et sur le marché des entreprises de taille intermédiaire.

Concernant les particuliers, les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne visent 750.000 nouveaux clients « principaux », c’est-à-dire dont l’essentiel des revenus est domicilié au sein du réseau BPCE.

« C’est un plan ambitieux, un plan de croissance, un plan de développement », a martelé devant la presse Laurent Mignon, président du directoire de BPCE.

La banque souhaite également investir 900 millions d’euros d’ici à 2024, pour diminuer, à terme, ses coûts de 800 millions d’euros par an.

Surtout, le groupe souhaite « simplifier » son organisation, en regroupant tous les métiers au service des réseaux bancaires dans une entité, et les métiers dits « globaux » dans une autre.

Concrètement, il s’agira de déplacer les métiers d’assurances et de paiement de Natixis, filiale à 70% de BPCE, vers les banques de proximité.

Les métiers restants de Natixis, c’est-à-dire la gestion d’actifs et de fortune et la banque de grande clientèle, pour les grandes entreprises et institutions, seront réunis sous un nouvel ensemble intitulé « Global Financial Services ».

Cette simplification passe également par le retrait de Natixis de la cote, a rappelé Laurent Mignon.

BPCE a lancé en juin une OPA qui doit se clôturer vendredi après la fermeture de la Bourse, soit environ une semaine plus tard que la date prévue initialement, le délai ayant été repoussé pour laisser le temps aux fonds indiciels de se décider.

M. Mignon a précisé que le seuil atteint se situait à 89% jeudi matin et qu’il était « confiant » dans la possibilité de dépasser les 90% nécessaires au retrait d’ici à vendredi soir.

Mais « en tout état de cause, la transformation se fera quoi qu’il arrive », a-t-il ajouté.

Concernant ses ambitions climatiques, BPCE a annoncé un objectif de 50% de ses encours en gestion d’actifs, soit 600 milliards d’euros, sous gestion durable ou à impact d’ici à 2024.

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